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Les questions que doit vous poser votre conseiller

Lorsque vous êtes à la recherche d'un placement financier (action, obligation, OPCVM,...) ou d'un contrat d'assurance vie, votre conseiller est là pour vous aiguiller. Qu'il soit conseiller en investissements financiers, prestataire de services d'investissement, organisme d'assurance ou intermédiaire d'assurance, il doit recueillir un certain nombre de renseignements vous concernant avant de vous proposer un placement financier ou un contrat d'assurance vie.
illustration montrant un bonhomme surmonté de points d'interrogation illustration montrant un bonhomme surmonté de points d'interrogation

Il est dans votre intérêt de répondre à sa demande. La formalisation par écrit de votre échange sur vos besoins et vos attentes en matière d’épargne et d’investissement financier vous protège notamment en cas de litige commercial.

La détermination du caractère approprié ou adapté du placement financier ou du contrat d'assurance vie qu’il vous proposera en est ainsi facilitée.

Ces informations sont souvent recueillies à l’aide d’un questionnaire écrit. Les questions doivent être claires, précises et compréhensibles. Alors qu’elles peuvent être ces questions ? Sur quels sujets portent-elles ?

 

Votre objectif d’investissement ou de souscription

Il s’agit pour votre conseiller de bien comprendre dans quel but vous souhaitez placer votre argent : préparation de la retraite, transmission d’un capital, financement des études de vos enfants, épargne de sécurité en cas de coup dur, etc. Il peut vous proposer une liste d’objectifs d’investissement. Sinon n’hésitez pas à les mentionner vous-mêmes.

La durée envisagée de l’investissement est importante : investissement à long, moyen ou court terme. Cette durée permet de déterminer le niveau de disponibilité des fonds investis, c’est-à-dire mon argent peut-il être facilement débloqué.

Différents scénarios d’évolution de votre placement peuvent vous être proposés. Les termes techniques et complexes doivent vous être expliqués.

Votre conseiller doit déterminer objectivement votre profil au regard du rendement que vous attendez et du niveau de risque que vous êtes disposé à supporter. Il doit s’assurer que vous êtes financièrement en mesure de faire face à tout risque de perte lié à l’investissement que vous aurez fait. 

À RETENIR !

Un rendement élevé est susceptible d’entraîner un risque important. N’hésitez pas à demander à votre conseiller plusieurs scénarios possibles d’évolution de votre épargne.

Assurez-vous que les données transmises à votre conseiller reflètent bien votre profil de risque : notamment, préférence pour un placement garantie ou un placement spéculatif, mesure de ce que vous êtes disposé à perdre.

 

Votre situation familiale et professionnelle

Le conseiller peut vous demander des informations sur votre âge, votre résidence fiscale, l’identité et le nombre de personnes que vous avez à votre charge, leur âge et le cas échéant, des informations concernant votre conjoint / partenaire de PACS, ainsi que sur votre situation professionnelle ou sur la date prévisionnelle de votre départ à la retraite.


Votre patrimoine financier et immobilier

Les questions peuvent porter sur :

  •     Tous vos revenus et ceux de votre conjoint,
  •     Vos dépenses courantes actuelles et éventuellement futures ainsi que les facteurs susceptibles de les influencer,
  •     Votre capacité d’épargne,
  •     La composition et la disponibilité de votre patrimoine ainsi que la valeur indicative des éléments de celui-ci (ex. résidence principale, résidence secondaire, produits d’épargne et d’investissement),
  •     Vos charges financières (ex. remboursement d’emprunt immobilier),
  •     La part de votre patrimoine que vous envisagez d’investir.

 

Vos connaissances et expérience en matière financière

Votre conseiller peut vous interroger sur :

  •     Votre niveau d’expertise : il pourra chercher à évaluer votre degré de connaissance et d’expérience en matière financière au moyen de questions distinguant  la connaissance théorique et la connaissance de produits d’épargne.

Votre conseiller ne doit pas vous demander d’auto-évaluer vos connaissance, mais  vous questionner sur :

  •     Une détention présente ou passé de produits d’épargne et d’investissement et leur mode de gestion (ex. gestion directe, gestion sous mandat, gestion conseillée),
  •     L’existence de gains réalisés ou de pertes déjà subies sur les différents produits.

 

Pourquoi répondre à ce questionnaire ?

Fournir des réponses conformes à la réalité permettra au conseiller de vous proposer un produit approprié et adapté à votre besoin et à vos attentes.

Il est important aussi de mettre à jour ces informations, notamment en cas de changement survenu dans votre situation (ex. naissance, divorce, départ à la retraite, promotion) ou même en cas de changement de votre profil de risque. 

À SAVOIR !

Dans le cas où vous faites appel à un conseiller en investissement financier (CIF) indépendant, le conseil doit être formalisé dans un rapport écrit. Ce rapport justifie les différentes propositions, leurs avantages et les risques qu’elles comportent.

Dans le cas où vous souscrivez un contrat d'assurance vie, votre conseiller (salarié d'une entreprise d'assurance, d'une banque, courtier, agent général ou mandataire) doit également formaliser dans un document vos exigences et besoins ainsi que les raisons qui motivent le conseil qu'il vous a fourni.

 

Si vous ne répondez pas...

Dans ce cas, le conseiller ne peut pas s’assurer que le produit proposé correspond à votre situation personnelle. Pour les placements financiers il ne peut ni faire de recommandation personnelle, ni signer de mandat de gestion. Il doit donc s’abstenir de vous fournir ces services.

Concernant les contrats d'assurance vie, il doit vous mettre en garde avant de vous faire souscrire le contrat.

Concernant vos ordres de bourse, il doit vous mettre en garde avant de les exécuter et en cas de litige, les recours seront alors restreints.

PENSEZ-Y...

Il est dans votre intérêt de répondre à ce questionnaire. En effet, des réponses sincères et conformes à la réalité permettent à votre conseiller de vous fournir un conseil adapté à vos attentes et à vos besoins.Faites vous préciser par écrit le type de risques et ceux que vous n'acceptez pas (perte en capital par exemple).Adoptez les bons réflexes avant tout investissement, voir les conseils de l’AMF.

 

Pour en savoir plus

Mis à jour le : 08/12/2016 11:34