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Les arnaques au crédit

Une offre de crédit à un taux imbattable ? L’obtention d’un crédit sans justificatif (ou presque) ? Le déblocage des fonds en un temps record ?
Des offres trop belles pour être vraies ! Les arnaques au crédit se multiplient et tout particulièrement sur Internet. Soyez vigilant !
Faisons le point ensemble sur ce qu’il faut savoir pour éviter de tomber dans le piège d’une escroquerie au crédit.
Et si, hélas, vous êtes victime d’une de ces arnaques, retrouvez ici les bons réflexes pour réagir rapidement !

Les principales caractéristiques des arnaques au crédit 

Lorsqu’un crédit vous est proposé, soyez vigilant et examinez toutes les caractéristiques de la proposition qui vous est faite.

Certains points doivent vous alerter :

Un prêt à un taux très avantageux : un taux d’intérêt très faible par rapport à ceux proposés habituellement, un taux très faible sur une durée particulièrement longue par exemple,… Bref, une offre commerciale trop belle pour être vraie doit éveiller votre vigilance ! 

Une proposition de prêt qui ne serait assortie d’aucune condition de revenu, d’aucune étude de votre solvabilité, d’aucune prise de garantie concernant un prêt immobilier ou une promesse de déblocage des fonds sous 24 à 48h doit toujours attirer votre attention.

Il faut aussi se méfier des offres exceptionnelles, à durée extrêmement limitée, qui ont pour but de vous faire agir rapidement. La souscription d’un crédit doit être mûrement réfléchie, n’agissez jamais dans la précipitation, ni sous la pression et l’excitation !

Soyez enfin extrêmement méfiants face aux publicités sur internet, et particulièrement sur votre messagerie ou sur les réseaux sociaux.

Le mode opératoire des escrocs reproduit souvent le scénario suivant : une offre alléchante, une mise en confiance et une première demande de transferts de fonds et/ou l’envoi de documents personnels (carte d’identité, fiche de paie,…). L’objectif est toujours le même : vous extorquer des fonds ou vos documents personnels ! Généralement, l’escroc prétextera la nécessité de couvrir de prétendus frais (frais de dossier, frais d’ouverture, frais de transfert, taxes imaginaires,…) pour vous demander d’effectuer rapidement des paiements en sa faveur.

Pour rendre la proposition de crédit la plus crédible possible, les fraudeurs utilisent des adresses de messagerie ou des sites internet avec des noms commerciaux d’emprunt, des noms d’entreprises réelles ou des noms très proches de sociétés très connues.

Une fois l’argent reçu, le fraudeur ne donne plus de nouvelles ou réclame encore de l’argent sous un nouveau prétexte (déblocage du prêt, frais divers…).

 

Que faire en cas de doute sur une proposition de crédit ?

Si vous avez le moindre doute sur la proposition qui vous est faite, si celle-ci vous est proposée par démarchage ou suite à la consultation d’une publicité, prenez du recul et surtout ne répondez pas immédiatement.

Tout d’abord, il convient de noter qu’il est interdit à toute personne ou société, qui intervient dans le cadre de l’obtention d’un prêt, de percevoir une somme d’argent avant le versement effectif des fonds prêtés.

En d’autres termes, si on vous demande de verser des fonds avant le déblocage du prêt, fuyez !

Ensuite, avant de faire quoi que ce soit :

  • Informez-vous sur l’organisme ou la personne qui vous propose un crédit :

Sa dénomination sociale, son pays d’établissement, l’adresse du siège social, le numéro d’immatriculation ou d’agrément, ….

  • Vérifier avec ces éléments que votre interlocuteur est autorisé à faire cette proposition :

Une entreprise qui accorde un crédit doit disposer d’un agrément et donc figurer sur le registre des agents financiers autorisés à exercer des activités financières en France (www.regafi.fr).

Si la proposition émane d’un acteur se présentant comme un intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (ex : courtier) ou d’un intermédiaire en financement participatif (pour les prêts entre particuliers), celui-ci doit obligatoirement être inscrit sur le registre des intermédiaires accessible sur le site Internet de l’ORIAS (www.orias.fr).

Attention, lors de vos recherches sur ces sites, vérifier que les établissements qui en ressortent correspondent exactement aux informations que vous avez saisies (dénomination sociale, commerciale, adresse et numéro d’agrément ou numéro d’immatriculation). Certaines sociétés non autorisées utilisent des dénominations très proches d’établissements autorisés pour vous tromper, voire usurpent l’identité de ces dernières. Assurez-vous, lors de vos contacts, que votre interlocuteur est bien employé par la société à laquelle il se réfère (en effectuant, par exemple, un contre-appel au siège).

Consultez également la liste noire des sites ou entités non autorisés à proposer des crédits mise à jour régulièrement par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution. Elle est  consultable à l’adresse suivante : https://www.abe-infoservice.fr/liste-noire/listes-noires-et-alertes-des-autorites. Attention, celle-ci peut ne pas être complète dans la mesure où de nouveaux acteurs non autorisés apparaissent régulièrement.

Si l’entreprise ou la personne qui propose un crédit ne figure pas sur l’un de ces deux registres, ou figure sur la liste noire, ne répondez pas à sa proposition.

Par ailleurs, dans tous les cas :

  • Ne répondez pas aux appels téléphoniques que vous n’avez pas sollicités et provenant de personnes que vous n’avez pas formellement identifiées.
  • Ne communiquez pas vos données ou documents personnels si vous avez un doute sur la proposition (nom, adresse, pièce d’identité, bulletin de salaire, justificatif de domicile, relevé d’identité bancaire, etc.).
  • Ne versez pas d’argent pour l’obtention d’un prêt ou pour le déblocage des fonds.

 

Que faire si vous êtes victimes d’une arnaque au crédit ?

  • Surtout ne versez pas d’argent (ou n’en versez pas plus)
  • Ne répondez plus aux sollicitations de l’escroc. Celui-ci va parfois vous recontacter en expliquant qu’il y a eu un problème, qu’il veut vous aider et qu’il faut pour cela payer de nouveau…
  • Recensez tous les échanges que vous avez eus avec l’escroc (mails, captures d’écran, « contrat », coordonnées…)
  • Si vous subissez un préjudice, allez déposer une plainte auprès de la Gendarmerie ou de la Police dans les meilleurs délais. Pour gagner du temps , vous pouvez enregistrer une pré plainte en ligne, avant de vous y rendre : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr. Apportez tous les éléments que vous avez pu collecter.
  • Demandez au plus vite à votre banque de faire un rappel de(s) virement(s) envoyé(s). L’objectif est d’essayer de récupérer les fonds. Si elle ne parvient pas à récupérer les fonds engagés demandez-lui de mettre à votre disposition les informations qu'elle détient pouvant permettre de documenter un éventuel recours en justice de votre part en vue de récupérer les fonds.
  • Nous vous recommandons également de : contacter INFO ESCROQUERIES en appelant le 0805 805 817 (service et appel gratuits du lundi au vendredi de 9h à 18h30) ;
  • Vous pouvez effectuer un signalement sur le portail officiel de signalement du Ministère de l'intérieur : https://www.internet-signalement.gouv.fr. N’hésitez pas à le faire, même en l’absence de préjudice. Votre signalement sera utile pour empêcher d’autres tentatives d’escroquerie.

La récupération des sommes qui ont été détournées est directement liées à l’issue d’une éventuelle procédure judiciaire que vous auriez engagée.

Mis à jour le : 27/10/2021 17:07